[Soirée Spéciale] ATLAL en présence du réalisateur Djamel Kerkar Jeudi 29 mars, avec le soutien du FIDMarseille, d’Aflam et de Image de ville et la participation de l’association des ami.e.s et partenaires du cinéma Les Variétés

Le cinéma Les Variétés présente, avec le soutien du FIDMarseille, d’ Aflam et de Image de ville et la participation de l’association des ami.e.s et partenaires du cinéma Les Variétés

ATLAL de Djamel Kerkar (Algérie/France-2018-1h51)
Prix Premier, mentions spéciales du Prix institut Français de la Critique en ligne et du Prix du GNCR – première mondiale – FID 2016
Prix du meilleur long-métrage documentaire au Festival du Cinéma Africain de Tarifa/Tanger (Espagne/Maroc) / 2017
Mention Spéciale du Grand Prix du Jury de la compétition internationale du Documentaire Open Eyes Competition et le Prix de L’institut Roberto Rossellini du Premier film au Med Film Festival, Rome (Italie) / 2016

Séance spéciale en présence du réalisateur Djamel Kerkar
Jeudi 29 Mars 2018 à 20h00 au cinéma Les Variétés

Places en vente dès le 27 mars directement en caisse du cinéma (tarifs habituels)

Atlal: une discipline poétique qui consiste à se tenir face aux ruines et à faire resurgir sa mémoire, ses souvenirs du visible vers l’invisible. Entre 1991 et 2002, l’Algérie en proie au terrorisme a connu officiellement la perte de 200 000 vies.

« Pour ce premier film, Djamel Kerkar part du douloureux, ce qui a meurtri l’Algérie dans les années 1990, la décennie noire. A l’écran, de fragiles images VHS, brouillées, enregistrées en 1998, scrutant par le détail mais comme sidérées, un champ de ruines battu par le vent : amas indistincts de béton envahis d’herbes folles, ferrailles saillantes, enchevêtrées. On est à Ouled Allal, bourgade qui fut le théâtre à l’automne 1997 d’une opération militaire de sinistre mémoire qui l’a alors éradiquée. Puis Ouled Allal, aujourd’hui. Le silence, toujours, mais les herbes folles, plus drues, plus denses y côtoient de nouveaux bâtiments tout juste sortis de terre ou en chantier, silhouettes fantômatiques. Un paysage où prennent corps, un à un, des visages et des récits d’hommes. Des paroles longuement déployées qui esquissent des Histoires différentes, affaire de générations. Depuis cette modeste terre se dessine, d’un temps à l’autre, tout un monde hanté par la guerre, entravé, pris entre la mémoire figée des combats d’avant-hier et celle impossible, confisquée, des disparus et des massacres restés impunis. Se souvenir ? Partir ? Un monde dont l’Histoire reste encore à écrire et dont les révoltes, les désirs et les rêves ne trouveraient de place qu’en chanson ou dans ces trois lettres inscrites sur un mur, MCA, le mythique club d’Alger. Et où se laissent deviner les ruines, moins visibles celles-ci, d’une société tout entière, ses non-dits, ses défaites et les frustrations de la jeunesse aujourd’hui. Les ruines du titre : Atlal. » Nicolas Feodoroff, membre du comité de sélection du FIDMarseille.

«Avec ce premier film, le réalisateur algérien (né en 1987), scrute les vestiges de la guerre civile et donne la parole aux victimes collatérales des affrontements militaires de 1997 entre le Groupe islamique armé (GIA) et l’armée nationale qui éradiquèrent la bourgade de Oulel Allal, «village grand comme l’ange de la mort».
Paris Match – juillet 2016

«Dans Atlal, de Djamel Kerkar, les jeunes d’Oulet Allal, village algérien meurtri par le terrorisme, croupissent sans travail, abandonnés par le pouvoir politique, sans autre horizon que la fuite à l’étranger, le crime ou la mort. Ils se retrouvent le soir autour d’un feu de camp pour parler de filles, boire des bières, fumer des joints et rapper. Lyriques et calmement enragés, forts de cet humour ravageur qui fait l’élégance des désespérés, ils inventent une langue poétique, brûlante et musicale».
Le Monde – juillet 2016

«Ce qu’il reste (ou ce qu’il y a) à vivre, pour ses habitants, dans un endroit qui tente encore de se reconstruire, s’identifie à ce qu’il y a (ou ce qu’il reste) à filmer. Quelque chose qui est à chercher, plutôt qu’à montrer simplement du doigt, quelque chose qui ne saute pas aux yeux, qu’il faut reprendre sans cesse et dont toute la vie dépend. Apprendre à voir autre chose que les ruines : c’est l’effort libérateur ici partagé entre les personnages, le film et son spectateur».
Libération – juillet 2016

Plus d’informations sur le film :
http://www.capricci.fr/atlal-djamel-kerkar-2017-418.html

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