Lundi 7 novembre: 5eme Soirée de Soutien aux Salarié.e.s des deux Cinémas

A 20h, au cinéma Les Variétés

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L’association des Amis et Partenaires du cinéma les Variétés vous donne rendez-vous Lundi 7 Novembre 2016 à 20h00 au cinéma Les Variétés pour sa 4e Soirée de Soutien aux Salariés des Cinémas Le César et Les Variétés.

En soutien à l’équipe et au projet des Variétés, Natacha Samuel viendra partager son dernier film en cours de travail, « LA PLACE PUBLIQUE », actuellement en post-production. Invitation à la convergence des luttes! (Natacha Samuel, cédant sa part billetterie aux salariés des cinémas).

LA PLACE PUBLIQUE de Natacha Samuel (France/2016)
Séance spéciale suivie d’un débat animé par Florence Pazzottu (poète, vidéaste – http://www.altravoce-marseille.com/) en présence de la réalisatrice et d’une partie de l’équipe du Film

PRIX LIBRE

Note d’intention de la réalisatrice :

« La place publique » a été tourné pendant le printemps social à Marseille, dans les assemblées populaires de lutte principalement.

Le dispositif est simple : tout le film s’écrit dans une succession de prises de paroles (ou de cris ou de chants, voire de corps). Des visages qui parlent (certains connus d’autres pas), avec la foule de la ville qui n’apparaît qu’en arrière-plan, parfois en relation mais souvent déconnectée, étanche, comme s’il s’agissait d’un rêve qu’on projette sur le réel.

Pourtant cette orchestration polyphonique n’est pas « hors-sol ». Elle suit le temps réel de la lutte, hors-champs bien présent, et dessine un récit de plus en plus précis : celui d’un élan révolutionnaire en marche, d’une recherche et d’une construction collective, à l’échelle d’une ville aussi libre que folle, aussi truculente que douloureuse. D’une ville surtout porteuse de tous les contrastes : ici la sociologie aussi est en roue libre. Le film réunit des intellectuels et des sdf, des syndicalistes et des jeunes des quartiers hantés par la prison, des femmes musulmanes en colère et des anarchistes.

Il n’est pas ici question de cortège de tête ou de l’organisation démocratique de Nuit debout. Le film propose une autre fenêtre sur le printemps social. Nous sommes à Marseille, où la parole est crue, ample et débridée, où la lutte est installée depuis longtemps. J’ai pris la parole au sérieux, et écouté avec une passion avide ce qui y faisait corps, sens, histoire.

A travers la multiplicité des visages engagés dans les mots c’est un discours collectif qui se tisse, dresse l’état des lieux d’une ville / d’un monde en état d’urgence pour mieux trouver comment le prendre d’assaut. C’est la question du commun, de la commune, qui se pose in fine. Comment, aujourd’hui, faire la révolution ?

Et tandis que le film glisse de plus en plus vers le réel et l’ancrage, vers le corps et l’intime de ceux qui parlent, la position du regard se déplace elle aussi. On passe d’une extériorité spectaculaire à un engloutissement au cœur de l’agora. Il semble de plus en plus que c’est à la caméra que l’on s’adresse. Est-ce donc bien alors d’un documentaire qu’il s’agit ? Ou assiste-t-on à la mise en scène d’un appel rêvé à la révolution communale ?

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[Vidéo] GRAND ELAN SOLIDAIRE pour les CINEMAS VARIETES/CESAR à MARSEILLE

Le gérant des Cinémas César/Variétés est en redressement judiciaire depuis le 15 octobre… Le point complet sur la situation de ces cinémas du centre ville marseillais, par Luc Joulé et Florence Pazzottu membres du collectif Les Ami.e.s et Partenaires du cinéma Variétés, lors de la soirée de soutien où étaient présentés les films CHERCHER LE GARCON de Dorothée Sebbagh et NEIGE ROUGE SANG de Daniel Daquino. (vidéo: Ciné Zooms)

[Vidéo] SOUTIEN AUX CINEMAS VARIETES/CESAR – 1ère partie : propos recueillis

Réalisation, images, interviews, voix-off, montage : Gérard Chargé (Ciné Zooms – www.cine-zoom.com, page FB de cinézoom).

Apparaissent dans cette vidéo : Nicole Garcia, Florence Pazzottu, Films Femmes Méditerranée, Dorothée Sebbagh (qui lance un appel à ses confrères réalisateur/trices), Catherine Lecoq, Julien Gourbeix, Jeanne Baumberger, Michèle Trégan et beaucoup d’autres personnes…

[La Marseillaise] Soirée de soutien au César/ Variétés « Cœur de ville et cinéma: tout doit disparaître? »

« En soutien aux salariés du Variétés/César et en partenariat avec l’association des ami.e.s et partenaire des cinémas César / Variétés, le Vidéodrome 2 propose une soirée en deux temps samedi 29 octobre à 20h00. »   Lire la suite

Samedi 29 octobre: soirée de soutien aux Variétés/César « Cœur de ville et cinéma : tout doit disparaître? », au Vidéodromes2

En soutien aux salariés du Variétés/César et en partenariat avec l’association des ami.e.s et partenaire des cinémas César / Variétés, le Videodrome 2 vous propose une soirée en deux temps. Le premier sera celui du film de Sébastien Jousse et Luc Joulé, les réquisitions de Marseille et le second sera la présentation du travail en cours par l’équipe de Primi TV de leur projet sur la Commune de la Plaine. En savoir plus.

Rejoindre et partager l’évènement sur Facebook: https://www.facebook.com/events/183350872118042/

A propos du programme PrimiTV:

Depuis des mois, Primitivi filme de ci de là les évènements autour du projet de « requalification » de la Plaine lancé par la Mairie, et de sa contestation par une partie des habitants. Et puis, il y a eu ces tournages d’une fiction autour de la proclammation de « la Commune Libre de la Plaine » auquels vous avez été nombreux à participer.
- Aujourd’hui, on se dirige vers un film long qui mêlerait réalité et fiction. Il va nous prendre du temps, mais on aimerait vous en causer dès maintenant.
- Ne pas laisser les images trop longtemps dans l’ombre de la salle de montage.
- Entendre aussi ce que vous avez à en dire, pour que ce film soit ancré dans une situation mouvante, un aller-retour avec la rue…
- Alors on vous propose une séance de visionnage commun, commentée au micro, de rushes. Attention ! ce n’est pas un montage, il faudra être indulgent, faire l’effort de remettre les séquences dans l’ordre dans vos têtes, imaginer la musique, la voix-off, etc…
Une ballade dans un film en train de se faire…

Les réquisitions de Marseille

de Sébastien Jousse et Luc Joulé, France, 2004, 52 mn

Qui connaît l’aventure des 15 entreprises réquisitionnées de Marseille de 1944 à 1948 ? Ce n’est pourtant pas tous les jours que 15 000 ouvriers accèdent et participent à la gestion de leur entreprise, et réalisent de surcroît d’importants bénéfices ! Dans le bouillonnement social de la Libération, ils ont mené la plus importante forme de « gestion participative » que la France ait connu, née du programme du Conseil National de la Résistance préconisant l’instauration d’une « véritable démocratie économique et sociale ». Soixante ans après, cette expérience sociale et économique résonne encore singulièrement avec les débats contemporains sur la valeur du travail et la finalité de l’économie.

29 août 1944. Au lendemain de la libération de Marseille, au sortir des combats, les ouvriers relancent sans attendre les ateliers tandis que l’épuration met en fuite les patrons accusés de collaboration. Nommé Commissaire Régional de la République par de Gaulle, Raymond Aubrac, figure mythique de la résistance, va réquisitionner 15 entreprises de Marseille. La guerre continue en Europe et Marseille est une plaque tournante pour les armées de libération. La majorité de ces entreprises sont liées au secteur des transports. Des usines « sans têtes » produisent à tout va, animées par le désir de relever la Nation. Elles sont dirigées par des comités de gestion. Les 15 000 ouvriers et leurs organisations syndicales remettent en marche au profit des habitants et des armées de libération, les usines dont certains patrons et cadres dirigeants avaient fui.
Le film, fait revivre cette expérience à une période où demeurent encore des témoins capables de l’évoquer. Soixante ans après, d’anciens ouvriers, militants syndicalistes, reviennent dans leurs ateliers en compagnie de Robert Mencherini. Raymond Aubrac, Commissaire Régional de la République à Marseille à la Libération, témoigne : « inspirée du programme du Conseil National de la Résistance, la réquisition faisait figure d’audacieux prélude, comme ces éclaireurs qui s’écartent trop du gros de la troupe… Dés le début on me fit comprendre que j’avais pénétré dans un domaine extrêmement sensible. »

Le film confronte les hommes aux espaces et aux bâtiments magnifiquement mis en valeur, où ils ont vécu ces heures intenses et transmettent, à travers des témoignages d’une incontestable valeur historique, une véritable émotion. Il montre que les acquis sociaux de l’après guerre sont aussi le résultat des luttes et des rapports de force hérités de la libération. S’il est légitime de célébrer la libération militaire du pays, il ne faudrait pas enfermer dans l’oubli les avancées portées par le programme du Comité national de la résistance (CNR) qui prévoyait, entre autres, sécurité sociale et retraite pour tous. « Dans la mémoire collective, la Libération est synonyme de lutte contre l’occupant. Mais elle porte aussi en elle un profond élan de contestation sociale et politique ». Il pose également le problème de la démocratie sociale, du pouvoir dans l’entreprise, de la participation des travailleurs à la gestion, des questions de la plus brûlante actualité dans notre monde ultra-libéral.

[20 Minutes] « La reprise des cinémas Le César et Les Variétés en bonne voie »

« Le sujet est tellement sensible que personne ne souhaite s’exprimer publiquement aujourd’hui. Il faut dire que la situation est de plus en plus compliquée avec des salariés qui ne sont plus payés depuis le mois de juillet. Et qu’en plus, la société Bastille Saint-Antoine qui détient les deux salles vient d’être mise en redressement judiciaire et à éviter de peu le dépôt de bilan. (…) » Lire la suite

[Marsactu] « Le potentiel repreneur des cinémas les Variétés et César en contact avec les salariés »

« Les salariés attendent toujours de recevoir leurs salaires non-payés depuis le mois de juillet. Le mandataire judiciaire leur a indiqué que les versements prendraient encore un peu de temps. (…) » Lire la suite.