[Soirée spéciale] TOWER (Tour de la terreur) documentaire d’animation de Keith Maitland, séance unique Jeudi 13 avril 2017 à 21h00 au cinéma Les Variétés pour le lancement de CinéFID

2e séance CinéFID proposée par Le FIDMarseille. Un nouveau rendez-vous mensuel en partenariat avec Les Variétés autour d’un film inédit, accompagné par une personne de l’équipe du film ou un spécialiste du genre!

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TOWER de Keith Maitland Etats-Unis – 2016 – 96’ avec : Violett Beane, Louie Arnette, Blair Jackson

SYNOPSIS Le 1er août 1966, un tireur d’élite ouvre le feu sur les passants depuis le dernier étage de l’ University of Texas Tower, pendant 96 minutes. Combinant d’une manière dynamique et jamais vue auparavant les images d’archives et l’animation rotoscopique, TOWER défie le documentaire.

Grand prix du Jury du meilleur documentaire à SXSW.

« Tower revient sur un fait divers sauvage et inquiétant. Un jour d’été 1966, un tueur s’installe en haut d’une tour dans le centre ville d’Austin, et tire sur les passants, dont des enfants et des femmes enceintes. La police mettra 96 minutes à le mettre hors d’état de nuire. Le documentaire s’intéresse moins à la question du pourquoi qu’à celle du comment. On ne voit jamais le tueur dans le film, son identité n’y est pas d’ailleurs pas mentionnée. Paradoxalement, il n’est pas question de lui. Tower s’intéresse à l’événement tel qu’il a été vécu par les autres protagonistes: les survivants. Ceux qui ont été blessés, ou simplement les témoins. Mais plutôt que de simplement filmer ces personnes en train de parler à sa caméra, le réalisateur Keith Maitland choisit la reconstitution. Et pas n’importe laquelle: une reconstitution animée selon un procédé rotoscopique. La rotoscopie se base sur des prises de vue réelles mais en les animant, le procédé les déforme légèrement en se focalisant sur les contours (c’est par exemple le procédé de A Scanner Darkly de Linklater).

Une telle technique pourrait faire craindre une trop grande mise à distance avec le matériau d’origine, et pourrait paraître contradictoire avec le traitement de faits réels. Au-delà de créer des images particulièrement saisissantes (notamment par l’utilisation ou la disparition de la couleur), cette mise en scène traduit au contraire de manière très concrète l’un des fils rouges de ces témoignages: les vertus de la verbalisation. Tous les survivants s’accordent sur un point: une fois terminé, ce fait divers a été refoulé, passé sous silence. Personne n’en parlait et rien n’était remis en question. La redécouverte de ces souvenirs, le croisement de différents points de vue, créent une émotion palpable chez les intervenants ainsi que chez les spectateurs.

Le puzzle des différents témoignages s’assemble à mesure que le film passe de la reconstitution factuelle à l’analyse. Laissant toujours uniquement la parole aux protagonistes d’époque, Tower dénonce ce qu’il appelle un « crime social », c’est à dire moins un événement isolé que le résultat d’une violence politique appelée à se reproduire. Ne pas montrer le tueur, c’est aussi une manière percutante de suggérer que c’est toute la société qui est responsable de cette violence, qui y collabore d’une manière ou d’une autre. Une piste qui mériterait peut-être une dénonciation encore plus cinglante. Tower n’est pas lisse pour autant. A la fois tendu et esthétique, c’est une réussite particulièrement accessible. » Grégory Coutaut

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